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Confinement rime avec changement

Confinement rime avec changement

LOSFOR-SCIC-Delphine TARIOT

Delphine TARIOT – GALLAIS
Coach, entrepreneure et directrice associée Losfor / Im’pulsion

Alors que le gouvernement a annoncé une prolongation du confinement de 15 jours, vous avez peut-être observé de nombreux mouvements s’opérer dans votre comportement, dans celui de vos proches confinés, sur les réseaux sociaux, dans l’organisation de la vie économique et sociale…

Non, il ne s’agit pas d’un scoop ! Les philosophes, sociologues, économistes, poètes du monde entier nous l’écrivent et nous le disent depuis plusieurs jours déjà : nous sommes face à un changement profond, monumental, sans mesure, cyclopéen ! 

C’est en observant mes propres sentiments, mes émotions, mes envies que la fameuse « courbe du changement » a refait surface dans ma mémoire. Elle est inspirée des travaux de la psychiatre Suisse Elisabeth Kübler-Ross, à savoir « la courbe du deuil », sur les états que traverse l’individu au moment d’affronter la mort, la sienne ou celle d’un proche. Ces états sont au nombre de cinq principaux: déni, résistance, négociation, dépression, acceptation.

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Mais quel lien établir entre le deuil et le changement ?

Un changement subit n’est autre que le deuil d’un état, d’une situation passée.

Avec le COVID19 et le confinement qui nous est imposé, nous subissons tous à travers le monde, et qui que nous soyons, un changement fort qui nous oblige à faire le deuil d’un mode de vie passé. Le mot peut paraître fort, mais il est tellement explicite, si l’on considère que notre façon de vivre demain ne sera plus celle d’hier, celle d’avant la crise sanitaire. 

Alors observez votre état, celui de vos proches, où en êtes-vous ?

Au stade du déni ?
Nous l’avons pour beaucoup été le week-end qui a suivi la première annonce d’Emmanuel Macron. Souvenez-vous… nous sommes partis en week-end, les terrasses des cafés et les parcs étaient bondés, nous faisions tous comme si rien ne s’était passé.

Au stade de la résistance et de la colère ? En 24h, les Parisiens qui le pouvaient ont fui vers leurs familles installées en Province.  Nous étions nombreux à sortir sans nos précieuses attestations et à faire fi des recommandations. La police a verbalisé et les heurts dans les rues se sont fait entendre. Mais nous avons pu aussi percevoir la peur de la maladie chez beaucoup d’entre nous et la colère contre les politiques pas suffisamment restrictifs selon certains. 

Au stade de la négociation ?
Directement ou à travers les Syndicats professionnels, certains ont pris la parole pour négocier le maintien de leur activité.

Au stade de la dépression ?
Comprenons la dépression comme une baisse de l’énergie, une absence de ressort, le lâcher prise. Peut-être avez-vous observé que ceux qui s’étaient battus pour maintenir leur activité se sont mis à lâcher prise et à fermer leur entreprise, leur commerce, leur activité. Et vous? Avez-vous ressenti ou ressentez-vous de la tristesse face à la situation? La dépression s’accompagne souvent d’une perte d’envie. Nous percevons tous ce que nous pourrions faire dans une pareille situation -terminer des travaux, lire, cuisiner, ranger les espaces laissés à l’abandon, jouer avec nos enfants, se mettre à une nouvelle activité – mais l’énergie n’y est pas.

Au stade de l’acceptation ?
La nostalgie d’avant est passée. Le confinement prend une autre allure. Il présente des avantages qui deviennent enfin concrets: le calme, l’oisiveté, les moments partagés en famille, la solidarité qui se met en place avec les voisins, de nouvelles habitudes alimentaires, la consommation autrement, la mise en place du télétravail dans son entreprise… Nous expérimentons de nouvelles choses pour les intégrer ensuite de manière régulière dans nos vies.

Selon l’ampleur du changement et les personnes, le temps passé dans chaque état est variable. Cela peut être bref, quelques heures ; ou long, jusqu’à plusieurs jours, mois, années…

Et pour ceux qui « co-confinent », autrement dit, pour ceux qui vivent ce confinement à plusieurs, nous ne sommes pas forcément synchrones dans notre home sweet home. Je vous encourage à en parler et surtout à laisser le temps à chacun de traverser ces étapes, à son rythme, sans imposer le sien.

Pour ceux qui managent, et de plus à distance en ce moment, posez-vous la question de l’état de chacun. Le télétravail soudain, obligatoire, sans formation aux outils, à son domicile et avec un équipement peu optimum peut être source de stress. Et la perte de lien social venir rajouter une grande difficulté. Ce n’est pas parce qu’en tant que manager je suis à l’aise avec le télétravail, que mon équipe l’est !

Et comme le changement est devenu permanent, préparez-vous au prochain : la sortie du confinement ! Il est à prévoir une difficulté à la reprise d’un rythme auparavant qualifié de « normal » et un immense besoin de réinventer les choses ! 

Delphine TariotCoach, entrepreneur

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